Samedi 7 février 2009
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EXPO
Musée d'art moderne de la Ville de Paris, du 13 février au 24 mai
2009
Mistero e
malinconia di una strada, 1914
Canto d'amore, 1914
Parole
chiave
Novecento, Italia, Parigi, pittura, scrittura,
scenografia, metafisica, surrealismo, prospettiva, illusione, manichini
De Chirico ? Trouver ses oeuvres pour les exposer est un
casse-tête !
LE MONDE
07.02.09
[…] le cas De
Chirico présente une particularité très rare qui aggrave la situation : l'oeuvre est divisée en deux parties de longueur et de célébrité extrêmement inégales.
La première est fulgurante. Elle dure de 1913 au début des années 1920 :
paysages aux perspectives anormales, natures mortes hermétiques. Apollinaire célèbre l'étrangeté dès 1914 et Breton voit en De Chirico le précurseur du surréalisme.
Chacune de ces toiles est estimée entre 20 et 30 millions de dollars. Convaincre
les musées de les prêter est rude, tant le public les aime. Il y en aura néanmoins à Paris une vingtaine, dont certaines « jamais exposées jusqu'ici », assure Fabrice
Hergott1. Elles viennent de musées à Sao Paulo, Osaka, Stuttgart ou Londres, mais aussi de
collections privées, qui veulent demeurer anonymes, à l'exception de la Rothschild Family Collection de New York.
À l'admiration universelle pour le premier De Chirico s'oppose la détestable
réputation de l'oeuvre des années 1920 à la mort du peintre, en 1978.
L'artiste s'engage alors dans une suite de métamorphoses et de virevoltes,
pastichant, parodie Raphaël, Titien, Rubens, Guardi, Courbet et lui-même, multiplie les hybridations de styles, affirme la supériorité de l'art ancien sur l'art moderne.
Fureur de Breton. Aragon, Eluard, Péret couvrent d'insultes le pire renégat de
la modernité.
Bien des historiens les ont suivis. En 1983, quand eut lieu au Centre Pompidou
la dernière rétrospective française, elle n'allait pas plus loin que les années 1920.
« Je ne crois pas qu'un artiste qui a été aussi fulgurant puisse devenir
totalement négligeable », réplique Fabrice Hergott, reprenant à son compte l'évolution du regard sur De Chirico depuis une décennie.
[…] Le résultat
offre des surprises
[…] des tableaux qui
sont des attentats contre tout consensus artistique.
De Chirico se fichait du point de vue des autres. Il y a une forme de folie chez
lui et son oeuvre apparaît comme une énigme - ou un piège. Une suite de chausses-trappes. La rétrospective réunit 170 chausses-trappes.
Fabrice Hergott 1 : Directeur du Musée d'art moderne de la Ville de Paris
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Allora, se passi da Parigi...
A proposito come pronunci e come accenti "Chirico"
Risposta : kirico